Le Trotteur Français : la star du trot
Publié le octobre 7, 2026
Réponse rapide
Le Trotteur Français est la race française des courses de trot, attelé ou monté. Née en Normandie au XIXe siècle, elle a pris son nom en 1922. Son stud-book, fermé en 1937, est tenu par LeTrot. C’est le premier élevage de chevaux de course de France.
Qu’est-ce que le Trotteur Français ?
Le Trotteur Français (souvent abrégé « TF ») est une race de cheval sélectionnée pour une discipline bien précise : la course au trot. Là où le Pur-Sang galope, le Trotteur Français doit conserver une allure cadencée, le trot, sans basculer dans le galop. C’est la vedette des hippodromes de trot, très populaires en France et notamment lors des grandes réunions hivernales. Pour bien comprendre son métier, il faut d’abord comprendre les allures au trot, car tout l’enjeu de la race tient dans cette allure maîtrisée et régulière.
D’où vient la race ?
Le Trotteur Français est né en Normandie au début du XIXe siècle. Il descend du cheval anglo-normand, croisé au fil du temps avec du Pur-Sang, du trotteur Norfolk et du trotteur Orlov. Ce brassage visait à obtenir un cheval à la fois rapide, résistant et régulier au trot. La race ne prend son nom actuel qu’en 1922, avec l’ouverture d’un stud-book imposant des critères de performance. Ce registre est ensuite fermé en 1937 pour éviter les croisements avec des races étrangères, figeant ainsi l’identité de la race.
Quelles sont ses qualités physiques ?
Le Trotteur Français est un cheval solide et équilibré, pensé pour répéter une foulée de trot rapide et régulière sur la distance. On lui connaît généralement une ossature robuste, une bonne musculature et un mental apprécié pour sa franchise. La race présente une certaine diversité de modèles, car les besoins du trot attelé et du trot monté ne sont pas identiques. Cette polyvalence explique en partie pourquoi, une fois leur carrière terminée, ces chevaux trouvent facilement une seconde vie dans d’autres activités équestres.
| Repère historique | Élément |
|---|---|
| Berceau | Normandie |
| Époque de formation | début du XIXe siècle |
| Officialisation du nom | 1922 |
| Fermeture du stud-book | 1937 |
| Institution de tutelle | LeTrot |
Trot attelé ou trot monté ?
Le Trotteur Français court sous deux formes. En trot attelé, il tire un sulky, petite voiture légère à deux roues conduite par un driver. En trot monté, il est monté par un jockey, comme au galop, mais doit toujours rester au trot. Dans les deux cas, un cheval qui se met à galoper risque la disqualification. Les sujets destinés au monté sont souvent plus charpentés, ceux de l’attelé plus légers, plus fins et plus rapides. Pour replacer ces épreuves dans l’ensemble des courses, voir notre page trot attelé, monté, plat et obstacle.
Qui encadre les courses de trot ?
Les courses de trot françaises sont organisées sous l’égide de LeTrot, la société mère du trot. C’est elle qui tient le stud-book de la race, définit les règles des courses et encadre l’élevage. Cette organisation garantit la cohérence de la race et la régularité des épreuves, des petits hippodromes de province aux grandes réunions nationales. Elle définit aussi les conditions de qualification : avant de courir, un trotteur doit démontrer qu’il est capable de tenir l’allure sur une distance donnée, sans se mettre au galop, lors d’une épreuve de qualification. C’est une spécificité du trot que l’on ne retrouve pas dans les courses de galop.
Où et comment élève-t-on le Trotteur Français ?
L’élevage du Trotteur Français est surtout concentré dans le quart nord-ouest de la France, en particulier en Normandie. En nombre de naissances, c’est le premier élevage de chevaux de course du pays. Le travail de sélection s’appuie largement sur les qualités des mères et sur la connaissance fine des lignées ; notre guide sur l’élevage et la jument poulière explique pourquoi la poulière joue un rôle déterminant dans la réussite d’un élevage.
Un cheval polyvalent
Au-delà de la course, le Trotteur Français est apprécié pour son caractère et sa robustesse. Beaucoup de sujets sont reconvertis en attelage de loisir, en équitation ou en randonnée après leur carrière sportive, ce qui en fait l’une des races de chevaux les plus répandues sur le territoire français.
Qui travaille avec le trotteur ?
Comme tout cheval de course, le Trotteur Français évolue au sein d’une équipe : l’entraîneur conçoit sa préparation, le driver ou le jockey le conduit en course, et tout un personnel veille à son quotidien. Notre page sur le rôle du jockey et de l’entraîneur détaille ces métiers, qui demandent une grande connaissance du cheval et de l’allure au trot.
Ce qu’il faut retenir
Le Trotteur Français est une race française, récente à l’échelle de l’histoire des chevaux, entièrement tournée vers le trot. Connaître son origine, son allure et son encadrement permet de suivre une réunion de trot en spectateur averti et d’apprécier la finesse de cette discipline, où la maîtrise de l’allure compte autant que la vitesse pure du cheval.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Trotteur Français ?
C’est une race de cheval française sélectionnée pour les courses de trot, attelé ou monté. Elle a été développée en Normandie et son nom a été officialisé en 1922 avec l’ouverture de son stud-book.
D’où vient le Trotteur Français ?
La race est née en Normandie au début du XIXe siècle, à partir du cheval anglo-normand croisé avec du Pur-Sang, du trotteur Norfolk et du trotteur Orlov. Le nom actuel date de 1922 et le stud-book a été fermé en 1937.
Quelle différence entre trot attelé et trot monté ?
En trot attelé, le cheval tire un sulky conduit par un driver. En trot monté, il est monté par un jockey. Dans les deux cas, le cheval doit conserver le trot sans se mettre au galop, sous peine d’être disqualifié.
Qui encadre les courses de trot en France ?
Les courses de trot sont organisées sous l’égide de la société mère du trot, LeTrot, qui tient notamment le stud-book de la race et définit les règles des courses.
Où élève-t-on le Trotteur Français ?
L’élevage est surtout concentré dans le quart nord-ouest de la France, et tout particulièrement en Normandie. C’est l’élevage de chevaux de course le plus important du pays en nombre de naissances.
Le Trotteur Français sert-il seulement en course ?
Non. Après leur carrière, beaucoup de Trotteurs Français sont reconvertis en loisir, en attelage ou en équitation. La race est appréciée pour son caractère et sa robustesse.
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